Des mots pour le dire, quelques mots pour la peine, pour la tendresse, pour la peur, pour l'amour.
La vie n'est pas toujours douce, pas toujours facile, mais les mots sont là, bons ou mauvais,
Ils sont là pour que vive la vie, pour que nous nous comprenions.
Ce ne sont que des mots qui ne cherchent, ni le vers ni la rime, juste des mots pour le dire....
Petit homme,
Pleure, petit homme, en regardant la lune .
Pleures mais gardestes rêves.
Ne les laisse pas s’envoler.
La lune detessecrets serala gardienne...
Penché à ta fenêtre, tu cherches à rejouer la même scène.
Elle si blancheparmi les fleurs a déposé,
Devant toi, son dernier pétale.
Son sourire de rose pâle, pour toi petit homme,
une dernière fois.
Tu ne la vois plus, elle s ‘est envolée.
Sur les ailes des papillons, petit homme .
De cette belle journée de juillet,
toute auréolée de soleil, petit homme
elle avait de la peine, petit homme,
de te laisser là.
De toutes ses forces, elle a lutté, pour
T’étreindre, encore et encore
Mais sonétoile brillait déjà ailleurs,
Petithomme.
Et toi, tu la cherches,
Comme un dernier espoir, dans cette nuit.
Tu as peur.
Son sourire pour toi, comme une éternité,
petit homme.
Et toi, comme une libellule, tu as posé,
Ta mainsur la sienne, légère, légère.
Petit homme .
Tu sais que le temps va passer,
que son sourire, va s’effacer, peu à peu.
Et tu trembles,
petit homme de ne plus le retrouver.
De ne plus la retrouver….
Une journée comme une autre
Oui, une journée comme les autres,
qui ne demandait rien,
mais c’est trouvée surprise
en revenant sur les traces de son enfance.
Cela faisait presque vingt ans, oui,
Vingt.
Vingt ans qu’ellen’était passée la voir
Endormie depuis tout ce temps ,
Mais pas un jour ne passe,
sans qu’une trace d’elle ne ressurgisse.
Et elle en a laissé.
Indélébiles.
Vingt ans,
Toujours ce manque d’amour, qu’elle traîne,
Comme une vieille godasse trouée.
Et cette indifférence,
qui tue à coups de mots,
coups après coups.
qui tue l’âme et l’esprit.
Vingt ans,
les déchirures, enfouies, sellées,
chevillées au corps.
Et la mort rôde.
Derrière son épaule.
Elle la guète, dans ses nuits d’insomnie.
Vide indifférence, rien que l’indifférence.
Et la peur.
Vingt ans.
Mais où est-elle ?
Comprendre ? comment comprendre,
Les insultes, gravées, comme au fer rougi
de haine.
Mais invisibles.
Ces mains, enduel et qui s’abattent.
Tour à tour. Cruelles.
Enfant, ellen’était qu’une enfant.
Devant cette tombe, mortelle indifférence….
Lune blonde
Le vent soufflait, hurlait. Cinglant, fouettant, ses cheveux sur son visage.
Elle fuyait, loin des fureurs de la ville, ces entrailles vivantes, loin, toujours plus loin. Les fuir à tous prix. Mais elle hésitait, ses pas trébuchants, ne savaient où la guider.
Et cette pluie, froide, insistante, glisse lentement dans son cou. Frissons glacés.
Les mains crispées, au fond des poches, comme pour protéger, tout contre son ventre.
Où sourd la douleur. Et elle trébuche, derrière ses lunettes noires, des larmes amères.
Flots à la dérive, se mêlant à la pluie qui s'est faite sauvage.
Dans sa tête les halètements, bourdonnent, effrayants. Son ventre se tord, vibrant sa haine.
Les halètements, toujours là, sirènes hurlantes dans sa tête.
Ne plus être, ne plus ressentir. Seulement où trouver l'apaisement.
Halètements, là toujours. La ville qui gueule et qui ne voit rien.
Regards détournés.
Elle fuit, court, tendue. Perdue, dans la nuit sombre, qui l'aspire.
L'arc tendu, tel un fil, casse et elle s'écroule, secouée de tremblements.
Toujours ces douleurs, qui labourent, griffent son ventre, transpercé.
Se laver, enlever cette souillure, ce liquide, brûlant, qui coule, là entre ses jambes.
Epave, broyée, elle se relève.
Toujours ses lunettes noires, comme pour être fondue avec les ombres.
Au loin, les eaux sombres d'un lac, enlever cette saleté d'elle.
Et elle va à sa rencontre, se purifier.
Elle avance, l'onde, bienfaisante, inonde son corps, toujours plus loin.
Ne reste bientôt plus qu'une étrange lune blonde ….
Une fois seulement
Une fois seulement, une fois.
Juste baisser les bras une seconde.
Et s’endormir, le temps de rien,
Le temps de tout.
Et se réveiller,
Neuf,
sans peine ni douleur.
Neuf,
comme au premier jour.
Neplus savoir que le monde tourne
A l’envers.
Que des fous au nom de rien,
Au nom de tout
Ordonnent la mort.
Dressent des murs de laideur
Tentacules de haine labourant
La terre,
perdue.
Ne sommes-nous plus
que des avaleurs de boniments ?
les couleuvres en rient.
Et louvoient en toute quiétude.
Les armes du verbe haut et fort,
Muselées.
Rongées par des rats,
en toute légitimité
Au nom de qui, au nom de quoi ?
Et pleuvent les larmes de la terre.
Sillonnant les ravines
de l’incompréhension.
Babel, te voilà,
dans toute ta splendeur
Regardez- moi
Mais regardez-moi,
Voyez ce vide infini.
Dans mes yeux.
Ne savez –vous lire
Ma désespérance.
Je n'ai que ça,
pour vous dire ma souffrance.
Mais regardez-moi…
Ne savez-vous écouter ?
Le silence de ma voix,
Se cogne,
Auxremparts de vos certitudes.
J'ai peur, j'ai mal.
Tunnel sans fin,
Sans fin.
Mais regardez-moi !!!
Je veux vivre et grandir
je veux rire, je ne sais le faire.
Etre aimé… Personne
Mais je suis perdu,
dans un océan de terreur.
Sont-ils mes parents ?
Regardez-moi…
Je ne demandais qu'à sourire.
Vous ne vouliez pas de moi ?
J'ai sept mois
24 décembre, un petit lit d'hôpital,
je suis parti, comme ils disent.
Oui, partir, un sentiment de retour.
Donc non, je suis mort.
Là vous parlez de moi….
J'étais un bébé….
Ils'appelait, peu importe son nom,
ils sont tous des enfants martyrs.
De leurs parents.
Blues
Sonne, tombe,
et trébuche,
dans la nuit d'ébène,
un souffle rauque
Poursuit,
trouble,
lumière aveugle,
sa route.
Elle écoute, se déchirer
La meute hurlante
de ses souvenirs.
Lui dévorant
Tant et tant.
Ce mal qui ronge,
telle une charogne,
à l'abattoir.
Perd pied dans la fange.
Noirs désirs de fin.
Serpents tentant,
Cauchemars de la nuit
Se lovent en elle.
Mais se lève l'aube nouvelle.
Qui essaime ses espoirs
Et tremble la flamme.
Rebelle.
29 févr. 2008
Nuits d’hiver
La brique, enroulée de journal,
Tiédit.
Sous le gros édredon.
Un frisson.
Et sur la fenêtre,
une dentelle de givre se dessine.
Entrelacs de fils brillants.
La lune dans son écrin de brume
lui sourit, complice.
Elle tâtonne,
Ses pieds nus sur les tomettes,
frissonnent de froid.
Elle enfile son manteau.
Que la porte lui semble loin.
Et dans la nuit le chemin,
tout semé d'embûches, l'effraie.
Une peur sournoise,
le ronflement s'est tu.
Son souffle embué se retient
Ne bouge plus !!!
L'ogre derrière le mur…
Se retourne, dans son lit.
Ses brodequins à la main,
Elle entrouvre la porte.
Elle a réussi !!
Elle se retient de ne pas courir.
Le chat qui la voit, miaule, le traître !!
Chut !!!
Dehors, l'herbe se fissure,
dans un bruit éclatant de givre
.
Une peur exaltante et délicieuse,
la saisit.
Son c--ur s'emballe et danse,
danse, danse.
Le village dort,et elle s'en va.
Dorment les pommiers,
enroulés dans les bras de la brume.
du silence, sourd,
lesmille bruits de la nuit.
L'eau soussa gangue de glace,
Susurre tendrement.
Les arbres ont perdus leur ramage .
Ils lancent vers le ciel leurs bras dénudés .
La nature alentours
se pare de rose et de gris,
le temps passe si vite…
..
L’enfant rêve,
Il rêve, il rêve
qu’il cueille des pétales defleurs,
Sur les ailes du vent.
Les sème dans lanuit
pour parfumer ses rêves d’enfant.
Il se fait velours,
comme pour assourdir ses peurs.
L’enfant pleure .
Il pleure les bras serrés,
cherchant une lointaine chaleur,
ne la trouvant pas.
L’enfant cherche,
toujours, dans ses songes.
L’amour, le regard tendre,aimant.
Il ne rencontre que l’illusion.
Ses bras n’enlacent que levent,
qui lui chuchote sa tendresse ;
lui redonne des odeurs oubliées.
Son cœur s’accroche au fil du temps,
A un je ne sais quoi de magique.
Fuit la réalité, plonge dans le néant.
Enfermé comme dans une bulle,
il ne trouve aucune issue.
Il s’enroule, s’enroule, toujours plus loin,
Toujours plus profond.
Sur sa joue, glisse undiamant
Silence…. Plus aucun souffle,
L’enfantc’est enfui.
Poussières, d'or ou d'argent
Elle a rêvé de poussières d'or et d'argent,
De s ‘envoler plus loin quela voie lactée
Rivaliser avecle Phenyx,
Brûler de mille feux, se noyer.
Et renaître de ses cendres à l’infini.
Perdre sesailes, de trop de songes inavoués.
Mais que sont-elles devenues, toutes ces espérances ?
Nos rêvesperdus dans l'infini des désillusions.
Le ciel, ne pourrait être assez grand, pour combler ce vide.
Renaître, pour mieux recommencer, de toute éternité
Et retourner à la poussière, tout n’est-il pas que poussière
Poussière d’or ou d’argent, qui lesait.
Vaine vanité
Le MalAmour
Elle aretournétous les miroirs,
Son reflet, depuis longtemps, elle ne le regarde,
Le MalAmour, la guète, du fond de son puits.
Vertigineux .
Elle voudrait ne se souvenir que de ce qui fut bon.
Mais rien n’y fait.
Elle se revoit, courant dans la pénombre de l’écoulée ;
Se précipitant vers la mare, pêcher les anguilles
Elle se revoit, grimpant aux pommiers,
Grignotant les pommesà cidre,
Vertes.
Qui faisaient grincer les dents,
Leurs tiraient d’horribles grimaces.
Elle se revoit, gouttant,
Le cidre nouveau, sous le tonneau,
Quivous tournait la tête.
Elle se revoit,
Les pieds nus, dans les grands fûts,
Enfin, ils lui paraissaient immenses,
Piétinant les raisins, les effluves sucrées ,
Luimontant au nez.
Rien n’y fait, le MalAmour, la ronge.
Que sont tous ces bons moments face au vide.
La petite fille
Elle pleure, elle pleure,
La petite fille,
Elle cherche le regard ; les yeux de son père.
Mais lui, allongé sur son lit d'éternité
ne la voit pas.
Perdus vers d'autres mondes, ses yeux restent fermés.
Son sourire lui reste, figé de son dernier souffle.
Et elle, elle pleure sa douleur.
Et lui reviennent pêle mêle,
ses souvenirs d'enfant, ses rires, ses chants.
Son sourire d'abord timide,
refleurit au travers des larmes;
Ce père tant aimé lui revient
dans sa jeunesse ;
Riant au soleil d'été,
courant à sa suite
dans les sentes d'une forêt,
plongeant dans les hautes vagues de l'océan.
Et par mégarde, sa main touche la sienne, si froide
et la douleur s'enroule autour de son coeur,
de nouveau la peur l'étreint, il restait tant de jours encore.
Pourquoi ?
RIEN
Les uns après les autres,
Mes jours, s’écoulent, riches.
Riches de ces petits bonheurs,
Qui font les grandes joies.
Non pas sans heurts, ni saveurs.
Il y eut de grandes tempêtes.
Il y eut de grands éclats,
Aussi bien de rire que defureur.
Les peines ne sont que plaies,
Qui se referment, la mémoire,
Ne cherche à se souvenir quedu meilleur,
Quand elle , le peut.
Mais qu’il est long le chemin,
Pour trouver la paix, la sérénité.
Y parvient-on jamais ?
Tatouille
Nichée au creux de ses bras, elle le regarde.
De ses grands yeux,
si grands, si bleus.
Avec un grand sérieux,
elle le cherche, l' observe.
Lui, la regarde,
elle si petite, il la contemple.
Il la respire, l'aspire.
Elle, l'attire, le captive.
Sa menotte se tend en une caresse, timide.
Ils s'apprivoisent, s'apprennent.
Dans ses yeux, à lui tout l'amour du monde.
Sur sa joue, coule une larme.
la petite, étonnée, sourit,
à tout cet amour.
Et lui, attend le jour, où,
un mot, le plus beau, elle lui donnera:
papi
Elle
Elle se conjugue à tout les temps,
au printemps elle est tumultueuse
comme un torrent de montagne,
en été, elle se prélasse dans ses méandres,
elle paresse,mais toujours présente.
En automne, elle cueille les fruits de toute une vie.
Et en hiver, elle est là toujours à vos côtés,
tendre et pleine de sagesse.
Riches de toutes ses promesses, si vous y prenez garde,
comme ce buisson d'aubépines,
qui sur ses rives,se nourrit de son eau.
Elle fleurira,
donnera ses plus belles fleurs,
virginales et parfumées.
Elle n'est cependant pas facile,
ses épines,
parfois vous rongent le coeur.
Elle a pour nom Amitié.
Il
quand son chant prit son vol,
dans la nuit,
divin, si pur,
il vint nous ravir nos sanglots. Il monta si haut,
qu'il fit un pont d'or parfait. Jamais, chant ne partit si loin.
Nul ne vit, qu'il portait nos voix à l'infini.
Dans un paradis, où tout parait anobli.
Il part, toujours plus loin, son chant.
Il rit, aux monts, aux lointains pays qu'il parcourt, sans fin.
Il a pour nom : amour
Les trois chatons
Aie, aie, les voilà!!!
Monsieur Canapé est bougon, il gémit.
C'est qu'il n'est plus de première jeunesse!!
Les voilà virvoletant, faisant la culbute,
sur son dos, ses coussins!!!
Monsieur Canapé est en colère, il frémit.
Je l'entends d'ici!
Les voilà escaladant ses bras,
jouant en farandole.
Monsieur Canapé se plaint, un peu de répit!!
Les voilà plantant leurs petites griffes,
grimpant toujours plus haut!!
Ciel ma palette!!!
Et voilà Monsieur Canapé tout content!!
Il rajeunit, une tache rouge, une tache bleue, une jaune
Que le voilà riant
Et moi, me voilà courant,
après mes petits fauves.
Les voilà peints itou, les trois chatons.
La grande dame noire
La grande dame noire, elle ne l'attendait pas,
du moins pas si tôt.
La grande dame noire a frappé
à sa porte, elle ne la voit pas.
La grande dame noire,
le coeur sec, l'oeil vide,
lui a dit :
je le prends aussi...
Elle a refermé la porte,
ou peut-être pas.
Tout autour, le néant lui tend les bras.
Elle reste là, l'âme en deuil de trop de peines.
Les larmes coulent, coulent, sans fin
telles des rivières qui rejoignent l'ocean.
sauront-elles t'atteindre par delà
ses invisibles frontières.
Les mots ne courent plus,
ils semblent nus, dénués de tout sens.
L'errance n'est pas un vain mot.
Tout ce qui est lui échappe,
elle n'en voit pas la fin...
Où appeler, qui appeler ?
Comment peut-elle poursuivre ?
Et ce poids, ce poids, qui lui plie les épaules,
qui la broie à n'en plus finir.........
Solitude
elle avance dans la lande, vers cette falaise,
fière liane noire.
De cette falaise, elle boit l'océan.
Il se déchaîne,devant elle.
Elle ne voit rien, ses yeux vides, durs, fixent l'horizon.
tout est si noir, au-delà de tout espoir.
Des journées entières, elle reste,
dans l'attente d'une réponse.
Ses mains tremblent.
Toutes ses nuits imparfaites,
cette attente vaine,
sans vie, son coeur bat.
Infirme de ces enfants, qu'elle n'a pas.
Tout est silence, hors le bruit des vagues, inlassable.